Présentation de la société

Créée en 1939, la Société des amis de Notre-Dame de Paris a été présidée pour la première fois par le médiéviste Marcel Aubert, professeur à l’École nationale des chartes et à l’École du Louvre, membre de l’Institut. Elle rassemblait, avec le cardinal Verdier, archevêque de Paris et de nombreux membres du clergé parisiens, des personnalités éminentes de l’Académie française, des Académie des beaux-arts et des inscriptions et belles-lettres, des architectes, des historiens, des artistes, des conservateurs aux Archives nationales, des hauts fonctionnaires et autres amis de Notre-Dame. En 1945, elle comptait plus d’un millier de membres, au nombre desquels le nonce apostolique et une soixantaine d’évêques.

L’article 3 des statuts prévoyait de mettre en œuvre un vœu que la Commission du Vieux-Paris avait déjà exprimé en 1908 : fonder un musée sur l’histoire de Notre-Dame. Ce projet vit le jour entre les murs du bâtiment canonial, 10, rue du Cloître-Notre-Dame. Une collection importante de peintures, d’objets, d’estampes, de photographies et d’archives fut rassemblée pour y être présenté au public sous l’impulsion dynamique et généreuse de Pierre Joly, puis de sa fille Anne-Marie Joly.

Diverses circonstances ont conduit la cathédrale et la Société à distendre les liens qui les avaient unis au départ. Au début des années 2000, le cardinal Lustiger souhaitant affecter le bâtiment canonial à des usages en rapport avec l’administration diocésaine, les collections du musée de la Société des Amis de Notre-Dame durent être déménagées. Le musée Carnavalet accepta de les accueillir et d’en présenter les éléments majeurs sur ses cimaises. Les travaux considérables engagés par la Ville de Paris au Musée ont conduit au stockage en réserve des collections municipales. Aujourd’hui, les collections de la Société sont en cours de présentation à l’étage supérieur du bâtiment du Trésor au flanc sud de la cathédrale en vue d’en assurer la mise à disposition du public.

Longtemps présidée par Pierre Marot, directeur de l’École des chartes et membre de l’Institut, puis par Alain Erlande-Brandendurg, directeur des Archives de France et professeur à l’École des chartes, elle l’est depuis deux ans par Jean-Michel Leniaud, directeur d’études à l’École pratique des hautes études et professeur à l’École des chartes, directeur de l’École des chartes entre 2011 et 2016.

Selon des statuts dont une nouvelle rédaction a été approuvée par l’assemblée générale du 7 juin 2017, la Société s’est fixée de « faire connaître et développer, en y intéressant ses adhérents, l’histoire de la cathédrale, la vie et toute manifestation culturelle qui peut s’y rattacher de près ou de loin, dans les domaines les plus larges, tant en France que dans l’espace international. » Elle est administrée par un conseil d’administration qui comprend vingt-cinq membres au maximum et qui désigne en son sein un bureau. Les instances exécutives sont élues tous les trois ans par l’assemblée générale.

La Société rassemble ses membres plusieurs fois par an à l’occasion de visites archéologiques et de conférences touchant l’histoire des cathédrales.